Fondations

Quand nous avons choisi J.M. Jouret, nous avons tout simplement consulté le maçon avec lequel il a l’habitude de travailler.

Phil n’était pas chaud car il ne voulait pas entendre parler de fondations en béton, tout au plus des plots béton, comme nous les avions vus chez Alpes Béobois. Il s’agissait de plots béton enterrés, sur lesquels étaient fixés des plots en bois, ce qui donnait un bel effet de pilotis.

Quand nous avons reçu le devis, j’ai cru tomber de ma chaise ! Je m’attendais à un devis entre 8 et 10.000€, et voilà que le maçon me demandait 31.000€ pour faire 1m50 de fondations en béton. Ça a suffi à nous faire totalement éliminer ce type de fondations.

Entre temps, Phil, dans sa quête internétivore, a trouvé une société qui fait des pieux en acier (système largement utilisé au Canada), qui se vissent dans le sol jusqu’au « refus », c’est-à-dire quand la vis ne peut plus aller plus loin, quand le sol atteint est trop dur. Ils sont vissés à l’aide d’un robot.

Nous avons donc contacté l’agence de Nîmes de TECHNO PIEUX et avons rendu visite à Michel et Amandine Labro, les gérants de l’agence. Nous avons immédiatement sympathisé et ils ont été intéressés par notre projet.

Ils sont venus faire un essai sur le terrain pour voir si le sol était suffisamment souple pour permettre le vissage des pieux.

Nous avons obtenu un devis de 24 K€ pour la pose de 29 pieux dont la plupart font 14 cm de diamètre et pèsent chacun 65 kg.

L’inconvénient de ce système c’est que nous avons eu des frais supplémentaires imprévus. Nous avons dû faire faire une étude de descentes de charges par un bureau d’études techniques (1000 €) pour déterminer la taille des pieux en fonction du poids du bâtiment exercé sur chacun, et faire intervenir un géomètre pour le positionnement des pieux sur le terrain (précision au cm près), 1500 €.

Les travaux ont commencé le jeudi 17 décembre.

Le temps de s’installer et de sortir Titine (le robot), ils ont pu implanter seulement 4 pieux dans l’après midi, ayant eu des problèmes sur un pieu qui ne voulait pas descendre, bloqué par des cailloux.

Comble de malchance, le lendemain il s’est mis à neiger et il gelait.  Nos Nîmois ont eu peur d’être bloqués pour le weekend, alors ils ont décidé de rentrer en fin de matinée. Hélas, le lundi suivant, il pleuvait et il gelait toujours, la neige était annoncée par la météo, alors ils ont décidé de reporter la suite au 4 janvier.

Le lundi 4 janvier les travaux ont repris sous la neige et le lendemain dans la gadoue jusqu’au jeudi où il a gelé, ce qui a fait durcir le sol et leur a permis de travailler dans de « meilleures » conditions.

sous la neige...

sous la neige...

Haute Voltige !

Haute Voltige !

Amandine, perchée sur « Titine » pour apporter du poids et aider le pieu à s’enfoncer dans le sol.

Vendredi matin il pleuvait mais ils sont quand même venus terminer de poser les derniers pieux, dans la bouillasse.

oh ! la gadoue, la gadoue, la gadoue !

oh ! la gadoue, la gadoue, la gadoue !

Bravo à Amandine et Michel pour leur courage et leur conscience professionnelle !

Fallait le faire de travailler dans des conditions pareilles ! Et le mauvais temps a duré aussi la semaine suivante : neige et pluie jusqu’à vendredi, jour où tous les pieux et rallonges étaient posés.

Le terrain ressemblait à une cathédrale de pieux de diverses hauteurs (de 50 cm à 2 m de haut !).

Les pieux ont été vissés dans le sol de 1.85 m pour le plus court, jusqu’à 5m29 pour le plus long. Les pieux font à peu près 2 m de long; un autre est soudé sur le précédent, ainsi de suite jusqu’au refus du sol. Ils peuvent aller comme cela jusqu’à 30 mètres de profondeur (sur les sols sablonneux). La partie qui sort du sol doit être au minimum de 30 cm. A partir de 80 cm, ils doivent utiliser des contre-ventements verticaux  pour consolider la rigidité des pieux.

la cathédrale de pieux

la cathédrale de pieux

Et puis, le soleil est apparu avec le froid, mais au moins le terrain était praticable. Ils sont revenus pour couper les pieux, souder les platines horizontales au sommet des pieux (voir la photo ci-dessous)  et les contre-ventements.

Ensuite M. Boniffacy est revenu car nous lui avions commandé du gravier pour recouvrir la surface se situant sous les pieux. Et là, oups ! problème de compréhension entre nous : lui avait compris que nous voulions de la grave stérile (terre stérile mélangée à de gros galets) et nous, nous voulions des graviers pour drainer le sol et faire joli. Quand nous sommes arrivés sur le terrain, quelle ne fut pas notre stupéfaction de voir cette terre moche et ces gros galets étalés sur le sol ! Heureusement, M. Boniffacy a immédiatement corrigé le tir : il est allé chercher du gravier assez gros (4-8 cm) et l’a étalé par-dessus la grave. Ahhhh ! C’était bien mieux… et nous avons été ravis du résultat final.

Les fondations sont terminées !

Les fondations sont terminées !

Amandine et Michel sont revenus le 2 Avril pour souder les platines en acier que JMJ avaient vissés sur les poutres.

Michel avec son cyber-casque de super-soudeur

Michel avec son cyber-casque de super-soudeur

Pour terminer, Amandine passe la galvanisation à froid sur la soudure pour éviter la corrosion :

la galvanisation à froid

la galvanisation à froid

4 réponses à to “Fondations”

  • fanfan:

    Manque de bol, vous n’avez pas trouvé de pétrole ! Heureusement que vous avez des idées !

    • Philippe:

      Nous sommes très content de n’avoir rien trouvé qui pourrait préoccuper ou intéresser le gouvernement, ou un quelconque organisme, comme les Monuments Historiques, par exemple…Donc, ni pétrole ni oppidum romain (pléonasme, un oppidum est généralement romain…). D’ailleurs, si nous en avions trouvé, nous nous serions contentés de reboucher sans rien dire ! Mon beau-frère Louis a dû attendre plus d’un an l’autorisation de construire sur son terrain à cause de 3 malheureuses pierres taillés…

  • fanfan:

    Quelle est la plus grande profondeur atteinte par les poteaux ? et la plus petite ?

    • Philippe:

      Le moins profond, 2m50; le plus profond, 5m29. Ils sont tous au refus, c’est à dire le maximum atteint avec la force de vissage maxi. Les tests au banc de mise en charge et d’arrachement ont été faits à 16 tonnes, donc le double nécessaire pour chaque pieu. Nous mettrons bientôt des photos des tests.

Laisser un commentaire

Les Roses De Peyruis
Boucles d'oreilles SDC10326 Boucles d'oreilles Boucles d'oreilles

NOS RÉALISATIONS

Cliquez les photos pour agrandir ou rafraîchissez la page pour en voir d'autres !